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Dans cette page quelques articles à propos de
Nepenthes.
Les boutures de Nepenthes. Le Rossolis N°01 - 2004
(JP Rusyn)
Vos
Nepenthes dont vous êtes si fiers commencent à
prendre des proportions impressionnantes, certains
atteignent même le toit de la serre ou du terrarium mais ne
possèdent plus beaucoup d’urnes à la base. Le bouturage va
vous permettre, outre de multiplier les plantes, de leur
redonner un aspect plus compact et plus attractif.
1
-sectionner avec un sécateur à 20, 30cm du pot la tige que
vous voulez bouturer, juste en dessous de la naissance d’une
feuille. De nouvelles pousses apparaîtront à la base de
chaque feuille restante et très souvent également, du pied.
2
-couper la tige que vous avez séparée en tronçons de 15 à 20
cm en laissant sur chacun 2 à 3 feuilles minimum. Retailler
chaque tronçon avec un outil très tranchant genre cutter
afin d’obtenir une coupe nette en biais.
3-chaque
feuille sera coupée de façon à ne laisser que le tiers
environ de sa surface. Cette opération a pour but de limiter
l’évaporation et de ce fait d’éviter que la bouture ne
sèche.
4-tremper,
sans les inverser, le bout des boutures dans de la poudre
d’hormones de bouturage. Le produit est disponible dans
toutes les jardineries et grandes
surfaces de jardinage. Faire tomber l’excès de poudre en
tapotant légèrement sur la tige.
5-envelopper
la base ainsi traitée dans de la mousse de sphaigne
maintenue par du fil à coudre ou du raphia sans trop serrer.
Les futures racines seront ainsi toujours à l’humidité et
pousseront facilement dans ce substrat très aéré.
6-planter
maintenant la bouture dans un pot en plastique contenant du
substrat standard pour Nepenthes, de la tourbe pure ou de la
sphaigne ; dans tous les cas, un mélange bien drainant.
Placer la tige bien au centre et tasser pour éviter qu’elle
ne tombe ou qu’elle ne bouge. Arroser abondamment jusqu'à
ce que l’eau s’écoule par les trous de drainage du pot.
Vaporiser le feuillage à l’eau de pluie et traiter la coupe
supérieure ainsi que toutes les autres avec un fongicide
pour prévenir d’éventuelles moisissures.
7-si
vous ne disposez pas d’un terrarium, vous pourrez néanmoins
assurer un maximum d’humidité en plaçant autour de la potée
une armature métallique (fil de fer souple,) recouverte
d’une poche plastique transparente fixée à l’aide d’un
élastique. Installer l’ensemble dans un endroit très
lumineux recevant un maximum de lumière en évitant, comme
pour tous les Nepenthes, le soleil direct. Sous une
température de 20°, les premières nouvelles feuilles
apparaîtront au bout de 5 à 6 semaines. La première
étant généralement celle de la partie supérieure de la
bouture.
Bon à savoir :
Les boutures de
tête émettent des racines et des feuilles plus facilement
que les tronçons de tige.
Cette
méthode donne la plupart du temps de bons résultats ; il
suffit d’assurer aux boutures chaleur et humidité en
surveillant l’apparition de moisissures. Dès que les plantes
ont produit 2 ou trois nouvelles feuilles il est préférable
de les replanter dans un pot plus grand. Il n’est pas
nécessaire d’enlever le manchon de sphaigne.
Le plus :
l’apport d’engrais est important pour obtenir de belles et
grandes urnes. Vaporisez une fois par mois en hiver et tous
les 15 jours pendant la saison de pousse les plantes avec
un engrais type engrais pour orchidées. Vous pouvez
également introduire un peu d’engrais directement dans les
urnes. Veillez cependant à préserver le substrat des
pulvérisations. La sphaigne et la tourbe ne supportent pas
bien l’apport d’engrais.
Un Nepenthes capture
un rat!
Le Petit Rossolis n°27 -2006
(JP Rusyn)
Le monde
entier, ou presque, s’est fait l’écho de « l’affaire de
Lyon ». Pour ceux qui n’ont pas encore la télévision, qui ne
lisent pas les journaux et qui n’écoutent pas la radio. Il
s’agit d’une souris retrouvée morte au fond d’une urne de
Nepenthes truncata dans les serres du jardin botanique
de Lyon. Voici le résumé de l’histoire tel que je l’ai
compris en collectant les informations un peu partout :
Un jardinier de la
serre aux Nepenthes du Jardin botanique du parc de la tête
d’or à Lyon a été alerté par une odeur suspecte. Après une
inspection des pièges, il aperçoit au fond d’une urne d’un
Nepenthes truncata une souris morte, sans doute
depuis quelques jours. D’après les spécialistes en botanique
Lyonnais il s’agirait d’une « première mondiale ». En effet,
personne n’avait, jusqu'à ce jour, ni relaté ni photographié
la capture d’un petit mammifère par un Nepenthes en culture.
L’évènement a donc été relayé par de nombreux médias avec
plus ou moins de bonheur dans leurs commentaires : « fleur
carnivore », « souris nectarivore » etc. De toute façon, les
botanistes vont suivre de près la suite pour savoir si oui
ou non la plante va effectivement digérer sa proie. De là
sont nées plusieurs polémiques du genre : « on ne va pas
faire un fromage pour une souris ! » ou bien « on l’a peut
être aidée à tomber cette souris là ! ».
Le
responsable des serres a estimé que « l’animal a sans doute
été attiré par les insectes morts se trouvant dans l'urne
et il est tombé au fond ». Même si nous ne savons pas ce qui
a réellement attiré la souris, l’odeur de nectar, des
insectes morts ou bien de la simple curiosité ou le hasard,
il n’en reste pas moins que le piège a bien fonctionné. Les
parties glissantes du péristome ont bien joué leur rôle et le pauvre
animal, une fois précipité au fond de l’urne dans le liquide
digestif, n’est absolument pas parvenu a sortir du piège.
Jusqu’ à présent il n’était fait mention de telles captures
dans la nature qu’à propos de Nepenthes rajah
sur l’île de Bornéo. Cette plante aurait quand à
elle pigé des petits rats.
Nepenthes truncata.Le Petit Rossolis n°27 -2006
(JP Rusyn)
C’est le botaniste américain John
Macfarlane qui décrit en 1911 pour la première fois
Nepenthes truncata.
Cette
plante originaire des Philippines, est endémique de
l’île de Mindanao où elle
pousse dans des zones peu boisées entre 200 et 600 mètres
d’altitude sur des sols pauvres. Comme tous les autres
Nepenthes cette espèce est en danger. La disparition rapide
de son habitat à cause notamment du déboisement par l’homme
la menace chaque jour davantage.
La plante
produit des urnes avec un péristome vivement coloré de
rouge. Les pièges peuvent atteindre jusqu’à 50 cm de hauteur
dans la nature mais restent souvent plus petits en culture.
Les conditions de culture et de maintenance standards des
Nepenthes sont suffisantes pour cultiver cette espèce
avec succès et obtenir des pièges de dimensions honorables.
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