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Nos
drosera
sont toutes des plantes protégées:
Le ramassage,
l'utilisation et le transport sont interdits. Le commerce en est
strictement règlementé et concerne uniquement les plantes issues
de culture.
La flore
française possède 4 espèces et peut être 2 hybrides naturels de
Drosera :
1. Description générale:
Pour continuer
notre tour d’horizon de la flore carnivore française nous allons
découvrir dans cette page, les espèces qui sont à coup sur les plus
fréquentes et communes dans l’hexagone: les
Drosera.
Avant de les
découvrir plus en détail, commençons par des généralités toujours
utiles à connaître.
Les espèces du
genre
drosera
appartiennent à la famille des
Droseraceae
qui en compte plus de 150
ainsi que de très nombreuses variétés et formes. Il existe également
des hybrides naturels et horticoles.
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2.Distribution et
biotope:
Les
drosera
sont présents sur tous les continents. L’Australie est le
pays possédant le plus d’espèces. Ils colonisent la plupart
du temps des sols pauvres, sableux et tourbeux, sous tous
les climats, qu’ils soient tropicaux, tempérés ou froids. En
France ils se rencontrent principalement dans les
tourbières.
La photo
ci contre montre la tourbière d'Angoumé dans les Landes avec
sa végétation classique: molinie, sphaigne, et sûrement de
nombreux drosera et utriculaires.
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3.Description:
Les
Drosera
sont des plantes terrestres herbacées, annuelles ou vivaces, de
quelques millimètres de diamètre (drosera
pygmées), à 1.50m de hauteur (drosera
bulbeuses). Les feuilles, de formes différentes suivant les espèces,
sont recouvertes de tentacules gluants qui capturent les insectes.
Les fleurs sont de dimensions et de couleurs différentes suivant les
espèces. Les proies sont des insectes:
coléoptères,
diptères, hyménoptères…
Les pièges sont
semi actifs, ils sont capables de mouvement très lent mais ce n’est
pas ce mouvement qui induit la capture des proies comme chez
Dionaea.
muscipula . Les pièges
semi actifs sont des pièges à glu. Les genres possédant de tels
pièges sont
Drosera
et
Pinguicula.
Les feuilles sont
recouvertes de glandes en forme de poils. L’extrémité de ces glandes
est munie d’une goutte de liquide visqueux appelé mucilage. Une fois
l’insecte capturé, il déclenche la sécrétion d’enzymes qui
dissolvent alors les parties molles de l’insecte. Ces feuilles sont
munies d’une seule sorte de glandes mobiles qui produisent le
mucilage, les enzymes, et assurent l’assimilation. Les insectes sont
attirés par les gouttes de mucilage qui sont sucrées et qui
ressemblent à de la rosée. L’insecte, pensant se désaltérer ou
attiré par la brillance, se retrouve collé par le mucilage; ensuite
progressivement les glandes et la feuille vont entourer l’insecte (vitesse
de déplacement: de 20 secondes à plusieurs minutes, voir plusieurs
heures suivant l’ espèce).
Drosera anglica (Haut)
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Syn : (D.
longifolia L.),
Drosera
à longues feuilles,
Drosera d’Angleterre
C’est le
plus grand de nos
drosera. Les
feuilles, allongées spatulées disposées en rosette mesurent
10 cm de long et sont 6 à 7fois plus longue que large. Elles
sont colorées de rouge. Le pétiole légèrement glabre est
sensiblement rétréci à sa base. En juillet août, une hampe
florale jusqu’à 2 fois plus longue que les feuilles, émerge
du centre de la rosette. Elle porte des fleurs blanches qui
produiront
des capsules cylindriques, dépassant un peu
le calice. Les graines sont fusiformes, ailées aux deux
bouts et charmées. Plante rare, elle colonise les tourbières
à sphaignes et les marais tourbeux; rare ou inconnue dans le
Sud Ouest. |
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Drosera
intermedia
(Haut)
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Drosera
à feuilles intermédiaires.
Très
commun lui aussi et largement répandu en France,
Drosera intermedia
est un petit drosera qui
partage souvent les mêmes biotopes que
D.rotundifolia.. Les
feuilles semi dressées , disposées en rosette sont à limbe
obovale atténué en long pétiole glabre.
Elles sont 3 à 4 fois plus longues que
larges. Les capsules en forme de poire, égalant ou dépassant
la longueur du calice, abritent des graines obovales, non
ailées et tuberculeuses produites par des fleurs blanches,
similaires à celles de
D.rotundifolia
et portées
par une hampe
courte qui prend naissance sur le côté de la rosette et non
en son centre.
D.intermedia
se
rencontre plus volontiers sur la tourbe et parfois sous
l’eau des zones humides. |
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Drosera rotundifolia
(Haut)
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Rossolis,
Herbe à la rosée, Rorelle, Herbe à la goutte, Oreille du
Diable.
Très
présent et commun en France sauf dans le Sud Est,
Drosera rotundifolia
développe
des feuilles qui sont généralement étalées sur le sol. Les
limbes orbiculaires, plus larges que longs sont portés par
des pétioles disposés en rosette. De juin à août la plante
produit une hampe florale 3 à 4 fois plus grande que les
feuilles. Les fleurs sont blanches. Les capsules oblongues,
égalant ou dépassant le calice contiennent des graines
fusiformes ailées aux deux bouts.
Il
affectionne les tourbières à sphaignes et les marais
tourbeux où il est parfois très abondant même en altitude.
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Drosera rotundifolia f.corsica
(Haut)
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La forme corsica de
Drosera rotundifolia
est une plante extrêmement rare dans la nature. Endémique
de Corse, Drosera
rotundifolia f corsica pousse dans la sphaigne des
tourbières et marécages tourbeux. Elle diffère de
D.rotundifolia par
la hampe florale qui porte une ou deux feuilles pétiolées,
et dont les fleurs sont munies de bractées à tentacules.
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Drosera X
obovata
(Haut)
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Ancien
nom:
Drosera obovata
. Hybride
naturel de
D.anglica avec
D.rotundifolia.
Plante
robuste dont le limbe de la feuille obovale est 2 à 3 fois
plus long que large. Il se rétréci graduellement en pétiole
non cilié, plus large que chez
D.
intermedia (6 à 8
mm). La hampe florale n’est pas coudée à sa base et
représente 2 à 3 fois la longueur des feuilles. Elle est
plus grande que celle de
D.intermedia
ce qui
peut aider à sa détermination. 6 à 10 fleurs blanches sont
produites sur chaque hampe. Les capsules sont 1 à 2 fois
plus courtes que le calice et les graines souvent stériles.
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Drosera X beleziana
(Haut)
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Hybride
naturel de
D.intermedia et
de
D.rotundifolia
Cet
hybride peut présenter différentes formes de feuillage
(polymorphe). Il ressemble beaucoup à
D.intermedia.
Sa présence n’est pas certaine en France bien que les deux
parents se rencontrent très souvent dans les mêmes zones.
Les périodes de fécondation des fleurs ne coïncident peut
être pas ou bien les insectes nécessaires au transport du
pollen ont disparu ou se sont raréfiés dans les biotopes ?
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