Les Gorges du Tarn

DIONEE SUD-OUEST TOURBIERES

Association d'Amateurs de Plantes Carnivores


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Les Gorges du Tarn  Petit Rossolis 21 - 2006 (Texte et Photos : Guillaume Puech)

Le 05 juin 2005 je me suis rendu dans les Gorges du Tarn, à 3 h de route de mon domicile. Ces gorges sont à 840 m d’altitude et situées dans le département de l’Aveyron à une quinzaine de kilomètres de la ville de Millau. C’est une région superbe et sauvage appelée Les Grands Causses.

            A leur entrée, les  Gorges du Tarn  sont très ouvertes, larges et très profondes. L’été, la rivière Tarn y coule au fond avec un débit relativement faible. A partir du printemps il y fait très chaud  et il n’y pleut pas beaucoup. Les hivers sont relativement doux. Les touristes sont très nombreux dans la région, encore plus  depuis l’ouverture du fameux viaduc de Millau ! Dés l’entrée des gorges, on trouve des  Pinguicula longifolia ssp.caussensis  au bord de la route, elles sont très visibles même de la voiture, et là, une déception de taille : les plantes ne sont pas ou peu en fleur ! Je me suis arrêté pour faire des photos sur la rive gauche du Tarn au bord de la route. Les plantes sont là dans des herbes sur des roches suintantes où l’on voit nettement l’humidité à leur pied. Le sol est constitué de calcaire fragmenté d’où s’écoule en permanence de l’eau. Avant de repartir je fais une photo de la rive droite car j’aperçois des tâches sombres semblables à des traces  d’humidité. Une fois chez moi en regardant sur mon écran et en agrandissant j’aperçois distinctement des Pinguicula dans ces taches sombres !

            Je reprend la voiture et m’enfonce un peu plus dans les gorges jusqu'à un petit village appelé « Le Rozier».

Là, je rencontre deux populations de Pinguicula. Une première est située à l’ombre contre la falaise bordant un « parking à touristes », les plantes sont plus grandes et vertes comme de la laitue ! Elles poussent dans de la mousse, et heureusement à l’insu des touristes !

La deuxième est au bord de la route, directement sur la falaise. Celles-ci sont plus petites et ô joie,  certaines sont en fleur. Quelques exemplaires exposés au plein soleil sont presque rouges.

A cet endroit, les gorges se resserrent, les falaises sont verticales et d’une hauteur vertigineuse. En regardant très haut j’aperçois perchées quelques Pinguicula émergeant de la roche. Pour ceux qui étaient présents à la sortie de l’été dernier dans les Gorges d’Anisclo, la physionomie du lieu  est très semblable, bien que le canyon Espagnol soit beaucoup plus étroit, l’air plus frais semble t’il  et les plantes vraiment beaucoup plus nombreuses.

Celles au bord de la route quand à elles sont de belle taille et très nombreuses. Elles semblent pousser directement (et verticalement) dans le calcaire. En fait le sol est constitué d’une sorte de concrétion semblable à de la mousse blanche mais  très dure au toucher.

Je poursuis ma visite, et trouve enfin quelques jolis Pinguicula en fleurs !

En 2006 je retournerai sur ce site dés la mi mai en espérant y voir plus de fleurs, et tenter de traverser le Tarn pour explorer la rive droite dans sa partie hors route

                                       

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